Section socialiste de Melun
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Nous ne voulons pas d’un territoire étriqué

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Communiqué de presse des élu(e)s Pour l’agglo: un souffle nouveau Nicolas Alix, Nathalie Dauvergne-Jovin, Jean-Pierre Guérin, Francçois Kalfon et Baytir Thiaw

21 novembre 2014

 Nous ne voulons pas d’un territoire étriqué

 

La communauté d agglomération Melun val de Seine se prononcera lundi soir sur le projet de schéma régional de coopération intercommunale qui définira les agglomérations de demain.

En donnant un avis favorable au schéma soumis par le préfet de région, la majorité de l’agglomération s’apprêtait à avaliser une vision étriquée de notre territoire.

Ce schéma propose en effet de constituer une agglomération de Melun de 125.000 habitants au côté d’une agglomération allant d’Arpajon à Sénart de plus de 500.000 habitants. Ceci coupera notre territoire de la dynamique francilienne et l’isolera durablement. Ceci porterait atteinte à l’intégrité de la Seine-et-Marne en la privant de l’un de ses territoires les plus dynamiques qu’est Sénart.

Pour prôner cette vision étriquée du territoire, le président de l’agglomération n’a pas hésité à travestir la réalité. Dans un interview dans la presse locale, il a ainsi déclaré que Sénart avait fait le choix de se tourner vers l’Essonne. Or l’avis rendu par le San de Sénart le 16 octobre dit tout le contraire. Il donne un avis défavorable au projet de schéma du préfet et souligne explicitement les liens qui l’unissent vers Melun. Dans le même article, le président de la CAMVS se fixe comme principal objectif de faire de Melun la 2ème destination touristique en Île-de-France. Mais au delà de la revendication, certes sympathique, qui peut croire au réalisme de cette affirmation alors que Melun est aujourd’hui loin derrière Paris, Versailles et Eurodisney et que Fontainebleau refuse à ce stade de s’allier à l’agglomération melunaise? Qui  pense par ailleurs sérieusement que le tourisme puisse seul, résoudre les problèmes de développement économique et d’emploi que rencontre l’agglomération ?

Ceci masque surtout un manque de vision et d’ambition pour notre territoire.

Parce que nous portons une vision ambitieuse pour notre agglomération melunaise et ses habitants, nous présenterons lundi soir une proposition alternative pour notre territoire.

Nous refusons en effet le repli sur soi qui priverait nécessairement l’agglomération melunaise de perspectives de développement. Nous refusons la partition du territoire seine-et-marnais.

Parce que les bassins de vie de Sénart et de l’agglomération melunaise se rejoignent souvent, parce que les deux agglomérations ont des projets communs comme Melun-Villaroche, parce qu’elles sont dépendantes en matière de transport comme en témoignent le RER D et le projet de Tzen, nous sommes convaincus que nos liens doivent être confortés.

Nous proposons donc que:

– Sénart soit détaché de la grande agglomération proposée par le préfet

– Sénart et Melun val de Seine mettent à profit les années à venir pour conforter leurs projets communs et définir les conditions d’un destin commun

– Melun val de Seine recherche des coopérations avec d’autres communautés de communes plus au sud qui soient complémentaires de son travail avec Sénart.

Il appartiendra lundi soir aux élus communautaires de choisir entre deux visions alternatives de notre territoire.

Mise à jour du 26 novembre 2014 : lors de sa réunion du 24 novembre 2014, le conseil communautaire de l’agglomération de Melun val de Seine par 47 voix pour, 17 contre et 3 abstentions, a donné un avis favorable sur le projet de schéma régional de coopération intercommunale d’Ile-de-France. La majorité conservatrice de la CAMVS a donc fait le choix d’un développement séparé entre Melun et Sénart, optant pour un territoire à l’écart du dynamisme de l’aire urbaine de Paris et de sa région.

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